Les transformations sociales de l’habiter inuit. L’utopie pour nouvelle saison (Conférence spéciale) - Gérard Duhaime, Précédé d’un hommage à Asen Balikci

Trois saisons caractérisent les transformations de l’habitat inuit depuis un siècle. Au processus de sédentarisation succéda la généralisation du statut de locataire de l’État-providence, cristallisée par la Convention de la Baie-James et du Nord québécois. Les deux dernières décennies ont été caractérisées par la montée de la gestion néolibérale de l’État. Ces périodes ont été marquées par une sorte d’état de crise permanent symbolisé par le manque de logements, par un rétrécissement de la capacité des individus à exercer des choix, et par la prééminence de la rationalité économique dans l’administration du logement public. Ces mouvements se sont poursuivis malgré la représentation régionale dans les organes de décision. Ce contexte n’est pas unique, comme le montrera un tour d’horizon de politiques similaires dans d’autres régions arctiques. Plusieurs initiatives aux ambitions diverses ont été proposées pour réinvestir le logement inuit, l’un parmi tous les domaines à reconquérir. Mais pour le faire, ne peut-on repenser l’histoire même, oser l’utopie comme nouvelle saison?
Présentateur