
COMITÉ SCIENTIFIQUE

Julie Rock est une Innue originaire d’Uashat mak Mani-Utenam et membre de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh. Rock est actuellement professeure -Katshishkutamatsheshkueu- en réalités autochtones et intervention psychosociale au Département de psychoéducation et de travail social de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Elle est également doctorante en éducation et son projet de thèse porte sur l’étude des pratiques de sécurisation culturelle pour soutenir la persévérance scolaire et la réussite d’élèves autochtones dans un programme de formation professionnelle, volet Premières Nations. Madame Rock détient une grande expérience professionnelle dans le développement et la mise en place des programmes et services destinés aux membres des Premières Nations. Tout au long de sa carrière, elle a su développer des compétences et des connaissances reliées aux domaines de l’intervention sociale, de l’administration et de l’éducation dans le milieu des Premières Nations.

Sükran Tipi est chercheuse doctorale en anthropologie linguistique au Département d'anthropologie de l'Université Laval. Passionnée des langues autochtones et des systèmes de savoirs et de connaissances qu’elles renferment, Şükran Tipi s’intéresse tout particulièrement à l’expression langagière de la relation multidimensionnelle des groupes autochtones avec le territoire. Impliquée jusqu’à tout récemment comme professionnelle dans l’accompagnement des personnes étudiantes autochtones - d’abord au Centre des Premières Nations Nikanite et ensuite au Bureau de liaison autochtone de l’UQO -, elle porte un regard expérientiel sur les défis ontologiques et épistémologiques de la décolonisation des milieux de l'enseignement postsecondaire.

Jessie Lepage est étudiante ilnue à la maîtrise en sciences de l'éducation et chargée de cours à Université de Sherbrooke. Pekuakamiulnuatsh de Mashteuiatsh, elle s’est donné comme mission personnelle de participer activement à la décolonisation des milieux de l’éducation, de la santé et des services sociaux en donnant des conférences dans différents organismes. Depuis plus de 5 ans, elle poursuit également cette mission en assumant des charges de cours dans les Facultés d’éducation et de sciences, lettres et arts de l’Université de Sherbrooke. Elle enseigne notamment dans les cours Perspectives autochtones en éducation et Introduction aux enjeux autochtones contemporains. Son projet de recherche porte sur les parcours scolaires de groupes d’élèves autochtones en formation professionnelle délocalisée en communauté autochtone. Jessie Lepage s’intéresse également à la sécurisation culturelle et à la pédagogie autochtone.

Nicole Audy, maintenant retraitée, a été 31 ans à l'emploi du Conseil de la Nation Atikamekw en éducation et en conception de programmes. Pendant une douzaine d'années, elle a occupé le poste de directrice intérimaire des Services éducatifs, linguistiques et culturels pour les Atikamekws. Elle a notamment piloté le projet de baccalauréat en enseignement pour les Atikamekws de Wemotaci et de Manawan (17 bacheliers et bachelières du programme sont maintenant à l'emploi dans les écoles primaires de Wemotaci et Manawan). Elle a participé à la première édition du Colloque PRSPP, en 2014 · Elle a été membre du Conseil pédagogique du Centre des Premières Nations Nikanite de l'UQAC, pendant une dizaine d'années, et fait partie du projet unissant l'Université Laval, l'Université de Sherbrooke et l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), pour la formation du corps professoral universitaire. Suite à cette collaboration, le document Reconnaître et valoriser les langues autochtones (2021) a été conçu par l'équipe de l'UQTR (Corina Borri-Anadon, Karine Gélinas, Eve Lemaire et Nicol Audy).

Natasha Blanchet-Cohen est professeure au Département des sciences humaines appliquées, à l’Université Concordia, et co-titulaire de la Chaire-réseau de recherche sur la jeunesse du Québec (volet Jeunes autochtones). Natasha s’implique depuis plus de 25 ans en recherche partenariale pour soutenir l’expression et l’engagement des jeunes, privilégiant un métissage entre la recherche, l’intervention et la coconstruction des connaissances. Ses intérêts de recherche s’articulent autour de l’agentivité des jeunes, ainsi que de la prise en compte du point de vue des jeunes en ce qui concerne l’éducation et les services et approches culturellement sécurisants et fondés sur les droits.

Constance Lavoie est professeure titulaire à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke et chercheuse régulière au Centre de recherche sur l’enseignement et l’apprentissage (CREA). Elle travaille, depuis 15 ans, à l’inclusion des perspectives autochtones en didactique des langues de l’école à l’université. Ses travaux portent entre autres sur la transposition didactique des patrimoines oraux autochtones à l’école. Elle a collaboré à la mise en place de stages en enseignement en communautés autochtones et à l’élaboration du cours Perspectives autochtones en éducation à l’Université de Sherbrooke.

Jean-Luc Ratel est professeur régulier au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). À ce titre, il couvre notamment les thématiques des fondements de l’apprentissage, de la sociologie de l’éducation, de l’éducation autochtone et de l’éducation interculturelle et inclusive. Il s’implique dans plusieurs projets de recherche collaboratifs en milieu autochtone, au Québec et au Nunavut. Il a, entre autres, collaboré à des recherches sur la réussite éducative et la poursuite d’études postsecondaires chez les Premières Nations et Inuit, ainsi qu’à la conception d’activités pédagogiques concernant l’enseignement de l’histoire chez les Naskapis et l’enseignement de la langue chez les Innus. Il a aussi publié quelques articles en lien avec ces projets et codirigé la deuxième édition de l’ouvrage collectif La diversité ethnoculturelle, religieuse et linguistique en éducation : théorie et pratique (Fides).

Marco Bacon, membre de la Nation des Pekuakamiulniuatsh, détient un baccalauréat en enseignement des arts et une maitrise en arts (volet transmission) de l’Université du Québec à Chicoutimi. Il a travaillé pendant plusieurs années dans le domaine de l’éducation pour le Conseil des Montagnais du Lac-Saint-Jean. De septembre 2009 à juin 2019, il a occupé la fonction de directeur du Centre des Premières Nations Nikanite (CPNN) à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). Sa principale responsabilité consistait alors à assurer le lien entre les communautés des Premières Nations et l’université dans les domaines reliés à l’enseignement et à la recherche. Il agit maintenant à titre de directeur du Bureau des relations pour les Premiers Peuples, à l'UQAM. Marco Bacon est activement impliqué dans de nombreuses actions en faveur du mieux-être, de la santé globale et de l'éducation des Premières Nations, et ce, dans une perspective privilégiant l’autodétermination.

Boutheina Harbaoui est agente de recherche et de planification au Bureau des relations pour les Premiers Peuples, à l’UQAM. Après ses études doctorales, elle a poursuivi une carrière académique pendant dix ans en tant qu’enseignante-chercheuse. Elle a présenté des conférences et des ateliers de formation dans le domaine du développement durable et de la responsabilité sociale des entreprises. Dans le cadre de son travail actuel de recherche et de planification, elle participe à la mise en place au niveau administratif ou stratégique des initiatives de décolonisation, d'autochtonisation et de réconciliation avec les peuples autochtones, dans le milieu universitaire.

Véronique Basile Hébert est une artiste de théâtre Atikamekw de la communauté de Wemotaci. Doctorante en recherche-création en théâtre, sur le sujet du Nitaskinan/Kitaskino, le territoire ancestral des Atikamekw Nehirowisiwok, elle détient un baccalauréat en théâtre de l’Université d’Ottawa ainsi qu’une maîtrise en dramaturgie portant sur le chamanisme chez Jovette Marchessault. Participante du programme de formation de la compagnie de théâtre autochtone Ondinnok, en collaboration avec l’École Nationale de Théâtre du Canada, elle a également été l’une des créatrices du théâtre de rue du Festival Présence Autochtone de Montréal. Professeure au département d'études littéraires à l’UQAM, elle a aussi contribué à la mise sur pied du microprogramme en Études autochtones à l'UQTR. Par ailleurs, dans sa pratique, elle priorise les productions d’œuvres intergénérationnelles et plurilingues, au sein des communautés autochtones et a collaboré aussi avec diverses compagnies de théâtre. S'inspirant de la Nature et de sa culture, elle écrit, met en scène et interprète ses spectacles avec des artistes issus de diverses origines. Son théâtre est engagé, près de ses préoccupations d’autochtone, de mère, et d’artiste bispirituelle.

Fabienne Eliott
Fabienne Elliott est conseillère à la Direction des relations avec les Premières Nations et les Inuit au ministère de l’Enseignement supérieur depuis 2022. Elle a précédemment enseigné douze ans à l’Institution Kiuna, ainsi qu’aux cégeps de Trois-Rivières et de Victoriaville. Elle a complété des scolarités de maitrise et de doctorat en sciences de la gestion, option management, à HEC-Montréal, où elle s’intéressait aux théories des organisations.
COMITÉ ORGANISATEUR
Marco Bacon, directeur du Bureau des Relations pour les Premiers Peuples, Université du Québec à Montréal (UQAM)
Ouiza Outoudert, secrétaire du direction, Bureau des Relations pour les Premiers Peuples, Université du Québec à Montréal (UQAM)
Sarah Boucenna, Agente d'information, Bureau des relations pour les Premiers Peuples, Université du Québec à Montréal (UQAM)
Boutheina Harbaoui, Agente de recherche et de planification, Bureau des relations pour les Premiers Peuples, Université du Québec à Montréal (UQAM)
Livia Vitenti, conseillère à l'accueil au NISKA, Bureau des Relations pour les Premiers Peuples, Université du Québec à Montréal (UQAM)
Ginette Tremblay, traductrice, trad. a., OTTIAQ
Maud Harvey, Reviseuse Linguistique