Changements accélérés et communautés résilientes : considérer les stress urbains comme potentielles sources de désastres et de catastrophes socio-écologiques

Durée:
1 heure

En situant l'urbain comme une invention humaine qui s’adapte dans le temps, notre communication aborde la perception du désastre urbain résultant non pas de chocs, mais plutôt de stress. Notre problématique partira du diagnostic de la cité lacustre de Ganvié située dans le sud du Bénin et inscrite sur la liste indicative du patrimoine mondial. Sa particularité est d’être un habitat lacustre vernaculaire né dans un processus de résilience ethnoculturel. Aujourd’hui avec plus de 50 000 habitants, elle connaît des enjeux de transformation abrupte qui entrainent une baisse qualitative systématique du niveau de vie de sa population. En la mobilisant comme étude de cas, l’objectif de la communication est de partager les valeurs empiriques des stress urbains considérés comme des sources de désastres et de catastrophes au même titre que les chocs dans ce type de milieu urbain. Notre communication est plus en lien avec le thème central « comprendre » du sommet. En effet, elle questionne le vécu des communautés résilientes face aux risques de catastrophes provenant de stress et non pas des chocs. Elle présente aussi les stratégies locales et les capacités des individus, groupes et collectivités à faire face à ces stress sur une échelle de temps variable. Enfin, elle situe un nouvel apport scientifique sur la perception des risques. Les dimensions de la résilience que nous avons ciblées :

  1. Résilience face aux stress ;
  2. Résilience socio-écologique des habitats lacustres (échelle locale) ;
  3. Vécus des communautés résilientes résidentes sur des trames bleues.

Conférencier.ère
Universite du Quebec à Montreal
Professeure